Politique
Posté le 22.06.2007 par citoyenne
Les racines de François Bayrou sont pyrénéennes, terriennes et culturelles. Il est né à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), le 25 mai 1951, dans une famille d'agriculteurs. Il fait ses études au lycée de Nay, puis à Bordeaux.
En 1974, il est agrégé de lettres. La mort de son père, qui se tue dans un accident du travail, l’oblige à mener de front son métier de professeur et la responsabilité d’une exploitation agricole, dans le village où il est né. Sa femme Elisabeth et lui ont six enfants et pas mal de petits-enfants…
Jeune militant, éditorialiste, François Bayrou est élu député en 1986, président du Parlement de Navarre en 1992.
Passionné par la lutte contre l’illettrisme, il est ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997. Secrétaire général de l’UDF en 1989, il est élu président de Force démocrate en 1994. Il préside l'UDF depuis 1998, à la suite de la crise provoquée par l’élection de présidents de région avec les voix des élus FN. Il est candidat aux élections européennes de 1999. En 2002, il se présente à l' élection présidentielle où il rassemble deux millions de voix. Entouré d’une équipe expérimentée, il défend l'indépendance de l’UDF et le pluralisme pendant toute la législature.
Il a écrit une dizaine d’ouvrages politiques et historiques, notamment sur Henri IV, les guerres de religion et les grands enjeux politiques. Il est en même temps un croyant et un défenseur de la laïcité.
Ses passions : la littérature, la poésie, et les chevaux. Il aime mener, à la pointe de la plume, les combats culturels ou politiques.
« Quelque chose a changé ma vie : l’amour de la lecture »
(
François Bayrou étudiant)
« J’ai découvert à l’école quelque chose qui a changé ma vie : l’amour de la lecture. A partir du moment où j’ai su lire — disons, six ans — j’ai toujours cherché mon évasion dans les livres. L’institutrice était une maîtresse comme à l’époque, avec ce qu’il faut de distance et de respect. C’était formidable. »
« Durant la semaine, mes parents me fichaient une paix royale, persuadés que je faisais mes devoirs, ce dont, bien sûr, je me dispensais. Heureusement, j’avais des petites copines accueillantes qui me laissaient recopier. Au pire, je rédigeais mes devoirs pendant la récréation. »
« Je crois que j’aurais pu être un bon mathématicien. Mais j’ai complètement décroché en classe de troisième, lorsque nous commençâmes à aborder sinus et cosinus : ce machin sur un cercle me laissait de marbre, et j’ai jugé qu’à partir de ce moment-là je ne m’occuperais plus que de lettres. »
« Jean Biès (qui a été mon professeur de Français au collège et au lycée) a déchiré devant moi le rideau dans lequel on enferme les enfants à l’école. Il m’a fait appréhender d’autres civilisations, d’autres penseurs, l’Inde, ses philosophes, l’islam, le judaïsme, les grandes œuvres de l’Antiquité. Il savait écouter ses élèves, leur permettre de s’épanouir à leur rythme. »
Son camarade Hervé Fourtina raconte : « Au lycée, c’était quelqu’un de très rieur. Les autres aimaient bien sa compagnie. Il avait fait beaucoup d’efforts pour s’intégrer, même jouer au rugby. En terminale, François avait pleinement acquis ce côté organisateur et verbalisateur de la pensée des autres. Bayrou était la référence pour beaucoup de filles. »
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Posté le 21.06.2007 par citoyenne
Rachida Dati s’est vue confier le portefeuille de la Justice au sein de la nouvelle équipe gouvernementale française. Elle est l’une des sept femmes ministres d’un gouvernement que le président Nicolas Sarkozy a voulu paritaire. C’est la première fois qu’une fille d’immigrée a la charge d’un grand ministère français. Magistrate, porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, Rachida Dati est née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire) d’un père marocain, maçon, et d’une mère algérienne, femme au foyer. A sa mort, Rachida Dati, deuxième enfant de la famille veillera à l’éducation de ses onze frères et sœurs. Le travail, tout comme la volonté d’échapper à une sorte de fatalité sociale, ont toujours été les moteurs de sa vie.
La femme qui provoquait son destin
Née d'un père marocain maçon, une mère algérienne analphabète, le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire) , elle mènera dès l’âge de 16 ans une activité professionnelle et ses études sans perdre de vue ses ambitions qu’elle nourrit au travers d’une lecture assidue du Who’s who (elle en fait d’ailleurs désormais partie). Les parcours qui y sont compilés sont une source d’inspiration permanente pour la jeune française. Aide-soignante, la nuit, depuis déjà quatre ans et demi, elle décide de changer son destin en provoquant une rencontre avec le ministre Albin Chalandon, à l’époque garde des Sceaux, lors d’une réception à l’ambassade d’Algérie à Paris. Elle lui demande son aide et l’obtient.
Armée de son Deug d’économie obtenu à l’université de Dijon, elle intègre alors comme comptable la direction financière d’Elf. Quelques années plus tard, en 1989, elle rencontre Jean-Luc Lagardère et rentre chez Matra un an plus tard. Elle y sera auditeur et obtient le financement de son MBA. Cette même fonction, elle l’occupera aussi pendant un an, à Londres, à la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) avant de devenir la secrétaire générale d’un bureau d’études de la Lyonnaise des eaux. Là, elle fait un rapport sur la politique de la ville pour Simone Veil dont elle se rapproche et qui lui conseillera comme Pierre de Bousquet, un proche de Jacques Chirac, et Marceau Long, ancien vice-président du Conseil d’Etat, de devenir magistrate. Toute l’existence de Rachida Dati est émaillée de ces rencontres souhaitées ou fortuites dont elle a su tirer parti tout en suscitant de la sympathie chez ses interlocuteurs.
Une profonde admiration pour Nicolas Sarkozy
Titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et d’une autre en droit public, elle suit le conseil et rentre à l’Ecole nationale de la magistrature en 1997. Elle prêtera d’ailleurs serment, en 1999, dans la robe de magistrat de Simone Veil. Rachida Dati commence sa carrière comme auditeur de justice au tribunal de grande instance de Bobigny avant de devenir juge de la Cour d’appel d’Amiens et substitut du procureur de la République au tribunal de grande instance d’Evry. Entre temps, en 1996, elle a rencontré, pour la première fois, Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Rachida Dati, comme elle l’a toujours fait, lui proposera plus tard ses services pour finalement le rejoindre en 2002 au ministère de l’Intérieur.
La magistrate, spécialisée en finances, y est chargée des liens avec les jeunes. En 2005, elle se verra confier le projet de loi sur la prévention de la délinquance. « Je suis fascinée par le parcours de Nicolas Sarkozy, confiait-elle au Nouvel Economiste à propos du nouveau président. C’est quelqu’un à qui l’on n’a jamais rien donné. Il a tout eu à l’arraché, avec succès. Il y a quelque chose chez lui qui fait écho chez moi : le refus de la fatalité, peut-être. J’ai un attachement pour lui au-delà de son engagement politique. » Elle sera sa porte-parole durant la campagne présidentielle. Rachida Dati est membre du club Le Siècle, un think-thank qui rassemble plusieurs dirigeants français, et est à l’origine de la création du Club XXIe siècle. Ce dernier regroupe des personnalités qui souhaitent valoriser la diversité au sein de la société française. Un combat qui trouve un écho retentissant avec son arrivée à la tête du ministère de la Justice.
Posté le 19.06.2007 par citoyenne
François Bayrou, très affaibli avec seulement une poignée de députés, va tenter de faire vivre son nouveau Mouvement démocrate, avec l'espoir de se refaire une santé aux scrutins municipaux et cantonaux de 2008.
L'UDF-MoDem sort essoré des législatives, avec seulement quatre députés: François Bayrou et Jean Lassalle, réélus dans les Pyrénées-Atlantiques, et deux nouveaux élus, Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine) et Abdoulatifou Aly (Mayotte).
Jean-Christophe Lagarde a pour sa part été réélu en Seine-Saint-Denis, où il avait été investi par le MoDem. Mais les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, qui ont formé le Nouveau Centre, s'attendent à ce qu'il rejoigne leur futur groupe, composé pour l'heure de 21 députés.
François Bayrou va en revanche se retrouver sans groupe parlementaire à l'Assemblée, alors que le nombre de députés UDF était de 29 dans la précédente législature.
Des critiques s'élèvent par ailleurs des rangs des sénateurs UDF. Jean Arthuis a estimé lundi que la "stratégie d'autonomie du centre a montré ses limites", et annoncé une réunion mardi soir visant à clarifier la position du groupe sénatorial "vis-à-vis du gouvernement et de François Bayrou".
Le leader centriste, qui savait que cette élection serait "la plus difficile" pour son nouveau parti, se retrouve confronté à une nouvelle traversée du désert malgré son score de 18,57% à la présidentielle, et l'intérêt suscité par le MoDem, qui revendique 78.000 demandes d'adhésion dont 42.000 confirmées (davantage que les 31.000 adhérents de l'UDF de janvier 2006).
Les fidèles de M. Bayrou expliquent ce paradoxe par l'absence de proportionnelle aux législatives.
"Nous demandons que très vite soit mise en place une réforme de la loi électorale qui permette une meilleure adéquation entre le vote des Français et le résultat à l'Assemblée nationale", a réaffirmé lundi Michel Mercier, président du groupe UDF au Sénat.
Mettant ce scrutin difficile derrière eux, les proches du leader centriste se projettent dans l'avenir.
"Nous allons travailler à la construction de ce mouvement, dont les Français reconnaissent qu'il doit être autonome, et préparer les prochaines échéances électorales", a indiqué la député européenne Marielle de Sarnez, bras droit de M. Bayrou.
Elle faisait référence à un sondage CSA selon lequel 63% des Français souhaitent que le fondateur du MoDem reste autonome, seulement 14% souhaitant qu'il se rapproche du PS, et 15% de la majorité présidentielle.
"Tous les rendez-vous électoraux qui sont devant nous sont désormais des rendez-vous pour le Mouvement démocrate", affirmait dimanche soir M. Bayrou, en allusion notamment aux élections municipales de 2008, au mode de scrutin proportionnel.
En ce qui concerne la rampe de lancement du MoDem, des "assises" sont prévues à la rentrée pour fixer les orientations du parti, censé rompre avec l'image de l'UDF trop ancrée à droite.
L'analyse du scrutin de dimanche montre d'ailleurs que les électeurs du MoDem au premier tour ont voté à 55% pour un candidat de gauche, et seulement à 28% pour un candidat de droite, selon CSA.
Ils ont donc joué un rôle non négligeable dans le renversement de tendance entre le premier et le deuxième tour des législatives, qui a donné une majorité moins forte que prévu à l'UMP.