Le viol est un crime. Il porte très gravement atteinte à la dignité de la personne. Ses répercussions psychologiques, morales et sociales sur la vie des victimes sont considérables, surtout lorsqu'elles n'osent pas en parler et que, de ce fait, aucune aide adéquate ne peut leur être apportée.
Au moins 25.000 cas de viols en France chaque année
Un peu plus de 8.000 seulement sont recensés "officiellement"
Une femme violée toutes les deux heures
En 2005, selon L'Express du 10 novembre 2006, 4412 affaires de viol commis sur des personnes majeures ont été répertoriées par le ministère de l'Intérieur à travers la France, soit une agression toutes les deux heures. Un chiffre qui a doublé en une décennie, puisque près de 2000 agressions de ce type avaient été comptées en 1994 - une progression qui peut aussi signifier que davantage de victimes portent plainte.
D'après les statistiques du ministère, 70 % des affaires ont été élucidées au niveau national, 2932 agresseurs présumés ayant été interpellés. Parmi eux, 75 mineurs, 58 femmes et 634 étrangers. 800 personnes ont été écrouées. Le violeur est généralement un homme âgé de 20 à 40 ans, issu d'un milieu social défavorisé. Il agit souvent dans les appartements des victimes, les parkings, les squats, les halls ou caves d'immeubles. Mise en place cette année, la cellule informatique Corail permet aux enquêteurs d'effectuer automatiquement les recoupements des dossiers criminels. Cet outil de recherche a permis la capture de plusieurs suspects, comme le "violeur aux brindilles", auteur de trois viols perpétrés ces dernières années dans les Hauts-de-Seine ou sur un violeur en série qui sévissait dans Paris depuis 1994.
Vous trouverez ci-dessous quelques chiffres issus du Bulletin 2000 du Collectif Féministe contre le Viol (rapport statistiques 1998) qui gère
le numéro vert SOS Viols 0.800.05.95.95.
En 1998,
1.865 viols et autres agressions sexuelles ont été dénoncées à la permanence téléphonique. Les données qui suivent proviennent de l'analyse statistique de ces appels (plus des statistiques ministérielles).
Age des victimes au moment de l'agression
Adultes (> 18) = 32,7 %
Ados (15-18) = 11,9 %
Enfants (< 15) = 45,9 %
Inconnu = 9,5 %
Sexe des victimes
Sexe féminin : 91,2 %
Sexe masculin : 8,8 %
L'
âge moyen et l'
apparence extérieure dite
attirante (beauté) ou séductrice (minijupe, maquillage, talons hauts, ...)
ne sont en aucune façon des facteurs déterminants dans le choix par l'agresseur de ses victimes (pas plus que le satut socio-économique : toutes les situations sont représentées), contrairement aux
stéréotypes.
Par ailleurs, dans
74 % des cas,
la victime connaît ou connaissait
son agresseur (pourcentage qui comprend bien entendu les viols sur mineurs - généralement commis par l'entourage proche - mais aussi les abus sexuels commis par abus de confiance, chantage, menace, surprise, violence par des personnes que les victimes connaissent - conjoint, collègue de travail, proche de la famille, médecin ou soignant, etc.). Par voie de conséquence, l'agresseur n'est donc un inconnu que dans 26 % des cas ...
Lieu de l'agression
Domicile de la victime ou de l'agresseur : 67,7 %
Rue : 3,7 %
Bois, bord de route : 2,2 %
Transport en commun : 1,5 %
Parking : 0,6 %
Institution scolaire ou parascolaire : 3,3 %
Les agressions sexuelles sont commises le jour dans 45,7 % des cas, la nuit dans 54,3 %
Les études montrent que la plupart des
agressions sont
préméditées, une réalité qui vient invalider le fait que le viol correspondrait à une
"pulsion irrépressible et incontrôlable".
Bonjour, je m'appelle Morgane, je vais avoir 19ans. Lorsque j'avais 15ans, je sortais avec mes trois "potes", ils devaient me servir de chaperon. De la kétamine a été miose dans mon verre, ils m'ont emmenée dans un parc, l'un ma violée avec ses doigt, il était majeur, le deuxieme, mineur, ma violée devant les deux autres, le troisieme, avec qui j'avais eu une aventure, a participé a l'agression pour essayer de me faire dire oui (ce dont ils ne sont jamais parvenu) et les a regardé faire. 4ans d'attendre, le majeur a été reconnu coupable, et condamné a 3ans avec sursis et dommages et interet, les deux autres ont été jugés mercredi, la proc a requis 2ans avec sursis pour celui qui m'a violé, la relax pour l'autre, j'attend le verdict. La France a des textes de loi séveres, qu'elle n'applique jamais, et les victimes doivent vivre, malgré les insultes, les menaces, les répresailles et j'en passe, sans jamais pouvoir vraiment etre reconnue en tant que victime, meme après avoir porté plainte. IL FAUT QUE CA CHANGE! Merci pour ton article, je suis en train de monter une association pour l'aide aux victimes, quelque chose de tres sérieux, pour qu'enfin le monde se remue et que les violeurs soient punis pour leur crime. Je me suis servie de tes chiffres pour rédiger mes statuts. Merci à toi et tres bonne continuation