Les racines de François Bayrou sont pyrénéennes, terriennes et culturelles. Il est né à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), le 25 mai 1951, dans une famille d'agriculteurs. Il fait ses études au lycée de Nay, puis à Bordeaux.
En 1974, il est agrégé de lettres. La mort de son père, qui se tue dans un accident du travail, l’oblige à mener de front son métier de professeur et la responsabilité d’une exploitation agricole, dans le village où il est né. Sa femme Elisabeth et lui ont six enfants et pas mal de petits-enfants…
Jeune militant, éditorialiste, François Bayrou est élu député en 1986, président du Parlement de Navarre en 1992.
Passionné par la lutte contre l’illettrisme, il est ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997. Secrétaire général de l’UDF en 1989, il est élu président de Force démocrate en 1994. Il préside l'UDF depuis 1998, à la suite de la crise provoquée par l’élection de présidents de région avec les voix des élus FN. Il est candidat aux élections européennes de 1999. En 2002, il se présente à l' élection présidentielle où il rassemble deux millions de voix. Entouré d’une équipe expérimentée, il défend l'indépendance de l’UDF et le pluralisme pendant toute la législature.
Il a écrit une dizaine d’ouvrages politiques et historiques, notamment sur Henri IV, les guerres de religion et les grands enjeux politiques. Il est en même temps un croyant et un défenseur de la laïcité.
Ses passions : la littérature, la poésie, et les chevaux. Il aime mener, à la pointe de la plume, les combats culturels ou politiques.
« Quelque chose a changé ma vie : l’amour de la lecture »
(
François Bayrou étudiant)
« J’ai découvert à l’école quelque chose qui a changé ma vie : l’amour de la lecture. A partir du moment où j’ai su lire — disons, six ans — j’ai toujours cherché mon évasion dans les livres. L’institutrice était une maîtresse comme à l’époque, avec ce qu’il faut de distance et de respect. C’était formidable. »
« Durant la semaine, mes parents me fichaient une paix royale, persuadés que je faisais mes devoirs, ce dont, bien sûr, je me dispensais. Heureusement, j’avais des petites copines accueillantes qui me laissaient recopier. Au pire, je rédigeais mes devoirs pendant la récréation. »
« Je crois que j’aurais pu être un bon mathématicien. Mais j’ai complètement décroché en classe de troisième, lorsque nous commençâmes à aborder sinus et cosinus : ce machin sur un cercle me laissait de marbre, et j’ai jugé qu’à partir de ce moment-là je ne m’occuperais plus que de lettres. »
« Jean Biès (qui a été mon professeur de Français au collège et au lycée) a déchiré devant moi le rideau dans lequel on enferme les enfants à l’école. Il m’a fait appréhender d’autres civilisations, d’autres penseurs, l’Inde, ses philosophes, l’islam, le judaïsme, les grandes œuvres de l’Antiquité. Il savait écouter ses élèves, leur permettre de s’épanouir à leur rythme. »
Son camarade Hervé Fourtina raconte : « Au lycée, c’était quelqu’un de très rieur. Les autres aimaient bien sa compagnie. Il avait fait beaucoup d’efforts pour s’intégrer, même jouer au rugby. En terminale, François avait pleinement acquis ce côté organisateur et verbalisateur de la pensée des autres. Bayrou était la référence pour beaucoup de filles. »