Posté le 28.06.2007 par citoyenne
Mains moites, coeur qui bat la chamade, jambes molles et bouche sèche… Au moment de passer un oral d’examen ou un entretien d’embauche, d’entrer sur scène pour un spectacle de théâtre amateur, de prendre la parole en séminaire de formation, vous voilà paralysé(e) ? Voici les trucs anti-trac des pros !
Avoir le trac n’est pas une maladie. Au contraire, rien de plus normal que de ressentir cette peur intense, mais passagère, avant une épreuve importante. L’essentiel est de parvenir à le contrôler, pour qu’il vous aide à donner le meilleur de vous -même.
7 trucs anti-trac
1 - Pensez positif
Ne bâtissez pas de scénarios catastrophes. Au contraire, quand vous vous imaginez en situation, imaginez un auditoire enthousiaste, des collaborateurs enchantés, un public sous le charme. Cela renforcera votre confiance en vous.
2 - Soyez parfaitement préparé
Toute faiblesse sera source d’angoisses supplémentaires, et, sous le coup de l’émotion et de la peur, vous risquez d'oublier instantanément tout ce que vous n'aurez pas parfaitement intégré ! Mieux vaut donc être fin prêt ! Pour une réunion de travail, préparez des fiches résumées avec quelques mots-clés en rouge qui vous aideront pour démarrer votre intervention, ou si vous perdez le fil de votre exposé. Si vous devez connaître votre texte par coeur (pièce de théâtre ou leçons d’étudiants), révisez suffisamment pour être impeccablement au point.
3 - Entraînez-vous
Demandez à un proche de vous aider à vous préparer. Il peut écouter votre texte, jouer le rôle de l’examinateur (pour un examen), vous poser des questions (pour un entretien professionnel), chercher à vous déstabiliser… Cela vous entraînera à mieux réagir aux réactions des autres et à ne pas vous laisser «dépasser».
4 - Ritualisez
La plupart des vedettes ont leurs petites manies anti-trac : un talisman qu'elle touchent avant de monter sur scène, un aliment ou un vêtement particulier qu’elle doivent forcément consommer ou porter… Faites-en autant.
5 - Restez au calme
Juste avant votre intervention, essayez de rester tranquille et de rassembler vos esprits. Au lieu de relire une énième fois -en vous énervant- vos fiches, faites le vide dans votre tête et relaxez-vous : écoutez de la musique, allez marcher dans un jardin public…
6 - Contrôlez votre respiration
Elle est essentielle. Fermez les yeux, posez une main sur votre poitrine et l'autre sur votre diaphragme, inspirez profondément par le nez, puis expirez tout doucement, en contrôlant. Répétez plusieurs fois ce geste anti-stress juste avant l’instant crucial.
7 - Et foncez !
Ne laissez pas passer votre tour en tournant en rond, ce qui ne fera que faire grimper votre anxiété, mais, au contraire, essayez d’en finir le plus vite possible. Par définition, le trac est une peur d’avant l’épreuve, qui disparaît rapidement une fois que celle-ci a démarré. Vous n’avez que quelques secondes à souffrir !
Posté le 27.06.2007 par citoyenne
Voici une campagne de sensibilisation qui souligne ce que les gens peuvent faire pour aider à garder la santé.
En général, nous ne savons pas exactement ce qu'il faut faire pour maximiser le fonctionnement de cet organe vital. En faisant dès maintenant des choix de mode de vie sains, on pourrait être en mesure de réduire le risque d'être atteint de troubles comme la maladie d'Alzheimer et améliorer notre capacité à demeurer en bonne santé.
Voici donc quelques actions à votre portée pour vivre mieux et plus longtemps :
* Mettez votre cerveau au défi. La recherche révèle qu'en exerçant votre cerveau, vous en améliorez les connexions nerveuses. De plus, un mode de vie sain pour le cerveau aide à surmonter la routine et la monotonie de notre quotidien. En adoptant de nouvelles approches face à vos routines quotidiennes, vous exercez des fonctions mentales nouvelles ou peu utilisées.
Les preuves s'accumulent à l'effet que la stimulation mentale rehausse l'activité cérébrale et vous aide à maintenir votre tête en santé tout au long de votre vie. Il est donc important de faire de l'exercice. Vous pouvez choisir une activité simple, comme composer les numéros de téléphone de votre main moins dominante ; ou complexe, comme apprendre une nouvelle langue. L'idée, c'est de faire vivre une nouvelle expérience à vos cellules nerveuses et faire de l'exercice chaque jour.
* Maintenez une vie sociale active. Le maintien des liens sociaux vous aide à garder votre cerveau en forme. Plus vous vous engagerez, mieux vous vous sentirez.
Entretenez de vieilles amitiés et créez-en des nouvelles. Restez actif socialement en continuant de travailler, en faisant du bénévolat, en voyageant, en poursuivant vos passe-temps ainsi qu'en gardant contact avec votre famille et vos amis. Soyez ouvert aux nouvelles expériences et gardez ainsi votre assurance.
En restant actif et en vivant pleinement votre vie, vous envoyez des messages sains à votre corps. De plus, en restant actif socialement, vous aidez à réduire votre niveau de stress, à rehausser votre humeur et à solidifier vos relations.
* Adoptez un mode de vie sain. Un mode de vie sain est tout aussi important pour la santé du cerveau que pour celle de votre coeur et le reste du corps. Il est important de consommer des aliments sains, d'être physiquement actif, de réduire votre stress, d'éviter de fumer et de consommer l'alcool avec modération.
* Protégez votre tête. Cela peut faire sourire, mais la recherche démontre qu'il y a un risque accru d'être atteint de la maladie d'Alzheimer chez les personnes ayant subi des blessures crâniennes, surtout des commotions cérébrales répétées.
Bien que nous courions tous le risque de subir une blessure à la tête, les jeunes ont tendance à subir un plus grand nombre de traumatismes crâniens. C'est pourquoi il est important de protéger notre tête, peu importe notre âge, pour veiller à la santé de votre cerveau tout au long de votre vie.
Posté le 27.06.2007 par citoyenne
Le rôle de grand-mère nécessite un apprentissage qui n'est pas toujours simple. Les premières semaines ne lui appartiennent pas vraiment car ce qui compte avant tout, c'est la relation à trois entre les parents et leur Bébé. Et puis, il arrive aussi que mamie ait perdu la main et alors, le nouveau-né la terrifie un petit peu. Ce qui ne facilite pas la rencontre avec le nouveau-né.
La grand-mère commence à se familiariser et à développer une vraie relation avec son petit-enfant quand il a 4-5 mois. Mais nombre de femmes n'ont pas l'instinct de "grand-mèrage " aussi développé que celui de maternité. C'est autre chose, une autre découverte, une autre relation. Surtout qu'aujourd'hui, la société ne fonctionne plus de la même façon : comme on l'a vu, la femme en âge d'être grand-mère a un tas d'activités, elle n'a pas évolué dans le seul but d'être un jour grand-mère.
Cependant, elles s'accordent toutes à dire qu'avoir un petit-enfant, c'est le cours normal de la vie et surtout un grand bonheur.
Une relation privilégiée
Il est essentiel de passer du temps avec le bébé pour qu'il s'habitue à sa mamie et la reconnaisse. Mais de toute façon, plus les mois passent, plus elles ont l'envie de le voir grandir. Le meilleur moyen pour qu'une complicité s'instaure entre eux : que sa grand-mère s'en occupe régulièrement.
Si la mamie est proche de chez vous, pourquoi ne pas lui confier votre enfant un soir par semaine par exemple ? L'avantage pour vous, est que vous pouvez vous organiser une soirée en amoureux avec votre compagnon !
Attention cependant : cette garde régulière doit être décidée d'un commun accord avec ces "baby-sitters" privilégiés, car il arrive que cette énorme responsabilité fasse peur aux grands-parents, même s'ils sont très heureux d'avoir leur petit-fils rien que pour eux.
Dernière "contrainte" : il faut tenir compte de l'emploi du temps des nouvelles grands-mères ! Ne vous arrêtez pas à ça pour autant : si un jour, elle est débordée, changez le mardi pour le samedi. Le tout, c'est qu'elle ait un contact permanent avec lui.
Quel est le secret de leur complicité ?
La grand-mère n'est pas là pour lui apprendre les règles de la vie, ni pour être autoritaire. Comme elle ne le voit pas tout le temps, il est possible qu'elle soit même permissive. Après tout, il n'est pas chez elle pour subir une discipline de fer. Mais elle doit toujours prendre garde de ne pas déroger aux règles que vous inculquez à votre enfant.
Si tout va bien entre les grands-parents et leurs enfants, alors la relation avec leur petit-fils (fille) sera de plus en plus extraordinaire !
Posté le 27.06.2007 par citoyenne
La dénomination d'« Assemblée nationale », choisie dans la ferveur de 1789, ne réapparaîtra - hormis la période du 4 mai 1848 au 2 décembre 1851 et celle du 12 février 1871 au 8 mars 1876 - qu'en 1946, sous la Quatrième République. Se succéderont entre-temps des appellations plus ou moins réductrices (« Chambre des représentants », « Corps législatif », « Chambre des députés » ...) qui traduisent, de différentes façons, les réticences, voire l'hostilité déclarée des gouvernants à l'égard du principe de la souveraineté du peuple.
L'acte de naissance : 1789
Le 17 juin 1789, un mois après la réunion à Versailles des Etats généraux, les députés du Tiers-Etat, considérant qu'ils représentent "les quatre-vingt-seize centièmes au moins de la nation" se proclament Assemblée nationale. Ils font acte de souveraineté en matière d'impôt et décident d'élaborer une constitution limitant les pouvoirs du roi. La souveraineté réside désormais, non plus dans la personne du monarque, mais dans la nation qui l'exerce par l'intermédiaire de représentants qu'elle choisit. Cette conception révolutionnaire trouvera son expression dans les constitutions de 1791 et de 1795.
Les assemblées révolutionnaires (1791-1799)
La Constitution de 1791 conférait à l'assemblée législative, élue pour un an au suffrage restreint, compétence pour voter les lois et l'impôt, fixer les dépenses publiques, ratifier les traités et déclarer la guerre. Elle siégeait de plein droit et ne pouvait être dissoute. Le roi, détenteur du pouvoir exécutif, ne disposait que d'un droit de veto suspensif limité à deux ans.
Après la déchéance de Louis XVI, le 10 août 1792, une nouvelle assemblée élue au suffrage universel, dénommée Convention par référence à l'exemple américain, fut chargée d'élaborer une constitution républicaine. La première, votée en 1793, ne fut jamais appliquée.
La Constitution de l'an III (1795) partageait le pouvoir législatif entre deux Chambres élues pour trois ans au suffrage restreint (le Conseil des Cinq-Cents qui avait seul l'initiative des lois et le Conseil des Anciens) face à un exécutif de cinq membres, dénommé le Directoire.
Après quatre années de forte instabilité politique, le coup de grâce fut porté à ce régime le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) par Bonaparte dont la prise de pouvoir ouvre une longue période d'effacement des assemblées.
La représentation muselée (1799-1830)
La Constitution de l'an VIII (1799) qui régira la France sous le Consulat et le Premier Empire partage le pouvoir législatif entre quatre assemblées (Conseil d'Etat, Tribunat, Corps législatif et Sénat) dont aucune n'est élue au suffrage direct. Cet éclatement favorise la toute puissance de l'exécutif dont Napoléon sera l'unique détenteur.
La charte octroyée par Louis XVIII en 1814 marque le rétablissement de la souveraineté royale, faiblement tempérée par l'existence d'un parlement composé de deux assemblées : la Chambre des députés élue pour cinq ans au suffrage restreint et la Chambre des pairs héréditaires ou désignés à vie. Convoquées par le roi qui peut clore la session quand il le désire, privées de toute initiative ou moyen d'action sur le Gouvernement, ces Chambres n'ont qu'une apparence de pouvoir.
L'amorce du régime parlementaire (1830-1848)
Dans le régime qui succède à la Révolution de 1830 se fait jour une conception nouvelle de la souveraineté : la charte n'est plus octroyée mais votée par la Chambre et acceptée par le roi qui lui jure fidélité. Un pacte est ainsi conclu entre les représentants de la nation et le monarque, codétenteurs de la souveraineté.
Les deux Chambres se voient restituer l'initiative des lois. C'est au cours de cette période qu'apparaît le principe de la responsabilité des ministres devant le Parlement.
De l'intermède républicain au Second Empire (1848-1870)
La constitution républicaine établie après la révolution de 1848 plaçait face à face une assemblée nationale législative de 750 membres et un président élus tous deux au suffrage universel, mais dépourvus de tout moyen d'action l'un sur l'autre. Cette séparation excessive des pouvoirs aboutit au coup d'Etat du 2 décembre 1851 : Louis-Napoléon Bonaparte dissout l'Assemblée et se fait remettre, par un plébiscite, le pouvoir constituant.
La constitution de 1852 reprend, pour affaiblir la représentation nationale, les méthodes éprouvées sous le Premier Empire : face à un exécutif omnipotent - les ministres nommés par l'Empereur ne dépendent que de lui - le Corps législatif élu partage des pouvoirs réduits avec le Conseil d'Etat, composé de fonctionnaires, et le Sénat, dont les membres sont nommés à vie.
Ces institutions ne survivent pas à la défaite de 1870. Après la chute de l'Empire, l'Assemblée élue le 8 février 1871 et installée à Bordeaux, puis à Versailles jusqu'en 1879, va élaborer les lois constitutionnelles de 1875 qui régiront la France pendant 65 ans et fondent véritablement le régime parlementaire.
L'enracinement du régime parlementaire (1875-1940, 1946-1958, de 1958 à nos jours)
La Troisième République
Les lois constitutionnelles de 1875 partagent le pouvoir législatif entre la Chambre des députés, élue pour quatre ans au suffrage universel direct, et le Sénat, élu pour neuf ans au suffrage indirect. Les deux chambres ont des attributions très étendues, en matière d'initiative des lois et de contrôle du Gouvernement dont elles peuvent mettre en jeu la responsabilité. Dans la pratique, ce pouvoir sera exercé essentiellement par la Chambre des députés. Le Président de la République disposait du droit de dissolution de la Chambre, mais ce pouvoir tomba en désuétude dès 1877. La Troisième République a été marquée par une grande instabilité ministérielle qui s'accompagne paradoxalement, dans l'entre-deux guerres, de fréquentes délégations du pouvoir législatif au Gouvernement.
Le 10 juillet 1940, la Chambre des députés et le Sénat convoqués à Vichy en Assemblée nationale confèrent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain malgré le refus de 80 parlementaires. Il n'existera plus aucun organe de représentation de la volonté nationale jusqu'en août 1944, date à laquelle le Gouvernement provisoire mettra en place une assemblée consultative, avant qu'une assemblée constituante élue élabore les institutions de la Quatrième République.
La Quatrième et la Cinquième Républiques
La Constitution du 27 octobre 1946 consacre, comme la précédente, la souveraineté parlementaire et la primauté du pouvoir législatif.
L'Assemblée nationale élue au scrutin proportionnel dispose, à côté d'un Conseil de la République aux attributions restreintes, des prérogatives les plus étendues : maîtresse de la durée de ses sessions et de son ordre du jour, elle peut seule renverser le Gouvernement. En contrepartie, le Gouvernement peut la dissoudre mais ce droit obéit à des conditions particulièrement strictes qui n'ont été réunies qu'une seule fois en 1955 sous le gouvernement d'Edgar Faure. Favorisée par un régime électoral qui ne permet pas la constitution de majorités politiques homogènes, l'instabilité ministérielle sera de nouveau d'usage jusqu'à la crise de mai 1958 dénouée par le retour au pouvoir du général de Gaulle et la mise en place d'institutions encadrant de façon beaucoup plus stricte les pouvoirs des assemblées au moyen notamment de procédures instaurant un parlementarisme rationalisé.
Posté le 26.06.2007 par citoyenne
Tous les habitants de la France sont-ils des citoyens français ?
En principe, sont citoyens français les personnes ayant la nationalité française et jouissant de leurs droits civils et politiques (ex : droit de vote).
En effet, la qualité de citoyen est d’abord liée à la détention de la nationalité. Ce lien est très fort en France à la différence de certaines démocraties (ex : certains pays scandinaves).
Mais, si la nationalité est une condition nécessaire, elle n’est pas suffisante. Au sens strict, il faut aussi jouir de ses droits civils et politiques. Cette condition semble, d’un point de vue juridique, exclure de la citoyenneté les mineurs, les majeurs sous tutelle et les personnes déchues de ces droits par les tribunaux.
Toutefois, le lien traditionnel entre nationalité et citoyenneté tend à s’estomper sous l’effet de la construction communautaire. En effet, depuis le traité de Maastricht de 1992 (et la révision de la constitution française qui l’a suivi), les ressortissants d’un État de l’Union européenne résidant dans un autre État de l’Union que le leur peuvent participer aux élections municipales et européennes et s’y faire élire. Ils sont ainsi dotés d’un des éléments essentiels de la citoyenneté, le droit de vote.
En revanche, les étrangers d’origine non communautaire ne peuvent pas, aujourd’hui, participer aux élections politiques en France. Ils peuvent néanmoins voter aux élections professionnelles et universitaires.
Reste un cas particulier, celui de la superposition de deux citoyennetés qui existe désormais en Nouvelle-Calédonie (citoyenneté française et citoyenneté néo-calédonienne).
Enfin, si les critères objectifs pour définir les citoyens français sont de nature juridique, il faut rappeler que la citoyenneté n’est pas qu’un concept de droit définissant les droits et les obligations des citoyens envers la collectivité politique, mais également un ensemble de rôles sociaux et de qualités morales.
Quel est le statut juridique d’un citoyen ?
Juridiquement, un citoyen un citoyen français jouit de droits civils et politiques et s’acquitte d’obligations envers la société.
Le citoyen détient donc une qualité particulière qui lui permet de prendre part à la vie publique.
Le citoyen possède différends types de droits :
* des droits civils et des libertés essentielles : se marier, être propriétaire, droit à la sûreté, à l’égalité devant la loi (notamment fiscale), devant la justice et dans l’accès aux emplois publics, liberté de pensée, d’opinion et d’expression, liberté de religion, de liberté de circulation, liberté de réunion, d’association ou de manifestation ;
* des droits politiques : droit de voter, d’être élu, droit de concourir à la formation de la loi par la voie des représentants qu’il élit (l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789).
* des droits sociaux : le droit au travail, de grève, droit à l’éducation, Sécurité sociale.
Le citoyen doit aussi remplir des obligations : respecter les lois, participer à la dépense publique en payant ses impôts, s’informer, participer à la défense du pays.
Seuls les droits politiques sont spécifiquement liés à la citoyenneté française. En effet, un étranger bénéficie des autres droits et libertés fondamentaux, comme les droits sociaux, et doit s’acquitter aussi d’obligations.
Pourquoi la citoyenneté est-elle toujours en construction ?
Si le statut juridique de la citoyenneté est relativement stable, en revanche la signification à donner à la citoyenneté est en construction perpétuelle.
D’abord, selon la conception du philosophe Ernest Renan, à la fin du XIXe siècle, une nation est un "plébiscite de tous les jours", c’est-à-dire que la volonté de vivre ensemble doit être sans cesse renouvelée. De ce point de vue, la citoyenneté, qui lie les nationaux d’un même pays, n’est jamais acquise et se construit tous les jours.
La citoyenneté est aussi une construction permanente car elle est un élément important d’intégration.
Intégration d’abord pour des étrangers résidant sur le sol national depuis un certain nombre d’années. Par l’acquisition de la nationalité et des droits politiques qui y sont attachés, ils vont pouvoir s’intégrer davantage à la communauté nationale. Intégration aussi pour des personnes exclues par leur faible niveau de revenus, ou par des problèmes médicaux ou familiaux. Une attitude citoyenne de solidarité à leur égard peut être de nature à les aider ; comme la réaffirmation de leurs droits de citoyens, notamment dans la loi de 1998 sur la lutte contre les exclusions, peut faciliter leur sortie de cette spirale.
Ces processus d’intégration et les réalités auxquelles ils se confrontent peuvent conduire aujourd’hui à une redéfinition de la notion de citoyenneté et de sa portée.
Par ailleurs, l’émergence de nouvelles citoyennetés, locale, européenne, voire mondiale, nourrit cette réflexion et participe à la remise en cause de la définition de la citoyenneté notamment liée à la nationalité.
Existe-t-il un devoir d’éducation et d’information pour le citoyen ?
Il n’existe pas de devoir d’éducation ou d’information à la charge des citoyens. Au contraire, l’éducation est un droit, aussi bien pour les futurs citoyens, comme les enfants, que pour les adultes, consacré par le préambule de la constitution du 27 octobre 1946. Quant au droit à l’information, il est consacré par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, qui évoque le droit à la libre communication des pensées et des opinions. Il s’agit donc bien de droits et non pas de devoirs.
Cependant, pour être un citoyen éclairé, capable de donner un avis sur les projets de lois qui lui sont soumis, notamment par référendum, il convient de s’informer et donc de s’éduquer. Dans ce cas, on peut parler de devoir. On peut prendre comme exemple la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe, le 29 mai 2005, en France. Pour émettre un avis sur ce texte, au contenu parfois difficile à maîtriser pour un non spécialiste des questions européennes, un important effort d’information a été fourni par les citoyens. Ainsi, les ouvrages consacrés à la question ont connu un franc succès et ont tous été classés parmi les meilleures ventes en librairie. Cette recherche d’information a débouché sur une mobilisation électorale forte avec 69,34 % de participation.
Il s’agit là d’un exemple spécifique. Mais, dans la plupart des cas, les citoyens n’ont ni le temps, ni parfois non plus le goût, de s’informer sur les enjeux essentiels d’une élection. Dès lors, le risque est que les citoyens se laissent abuser par des slogans faciles ou démagogiques. S’informer permet de faire librement ses choix.
Quels sont les devoirs d’un citoyen envers les autres ?
Les devoirs d’un citoyen envers les autres sont de deux natures, juridique et morale.
Chaque citoyen doit d’abord respecter les droits des autres, qui sont identiques aux siens. En effet, la Déclaration des droits de 1789 établit que "l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits" (art. 4). Ainsi, un citoyen a droit au respect de sa vie privée et doit scrupuleusement respecter celle des autres. De même, il ne doit pas empêcher quelqu’un de s’exprimer librement au nom de la supériorité supposée de ses propres idées. Il doit respecter la liberté des autres, témoigner et leur porter assistance.
Mais les devoirs des citoyens les uns envers les autres ne se limitent pas à des obligations juridiques et doivent être complétés par une dimension morale.
En effet, il doit "vivre en citoyen" en faisant preuve de civisme et de civilité. L’attitude des citoyens les uns envers les autres est primordiale pour rendre supportable la vie en société. La politesse, le respect, la capacité à venir en aide à une personne en difficulté sont des éléments capitaux pour une citoyenneté vécue au quotidien. Les manquements à ces règles élémentaires de vie en commun affaiblissent la notion de citoyenneté. La loi pour la sécurité intérieure du 18 mars 2003 (dite loi Sarkosy) a d’ailleurs créé de nouveaux délits et de nouvelles sanctions notamment concernant les menaces, le hooliganisme et l’homophobie.
Posté le 25.06.2007 par citoyenne
Le mot enfant nous vient du latin
"infans" qui signifie :
"celui qui ne parle pas." On voit déjà fidèlement se refléter dans cette origine du mot une conception bien particulière de l'enfant :
"soit sage et tais toi !"
Ainsi les pères gaulois, avaient droit de vie et de mort sur les enfants. les lois romaines autorisaient les hommes à accepter ou refuser un enfant à sa naissance.
Se sont les philosophes du XVIIIe siècle qui fondèrent notre réflexion actuelle de l'éducation et l'épanouissement de chacun.
Arrive alors la Révolution Française avec l'abolition des privilèges
(nuit du 4 août 1789) et surtout l'adoption, le 26 août de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
En ce qui concerne les droits des enfants, la Révolution laisse aussi une trace indélébile. Les relations parents/enfants évolue et la mère y prend toute sa place. En 1793 l'enseignement primaire devient obligatoire et gratuit. Des reculs auront lieu et il faudra attendre le XIXe siècle pour obtenir de nouvelles conquêtes. Ainsi les soulèvements de 1830 (les trois glorieuses), de 1848 ou de 1871 (la Commune de Paris) participent de ces nouvelles conquêtes. Cette incessante bataille pour le droit au bonheur se poursuit de nos jours.
Les luttes sont quotidiennes. Depuis la discussion serrée qui va régler un conflit entre un jeune et un adulte jusqu'aux actions de tout un peuple pour sortir de la famine : tout bouge !
C'est ainsi qu'une commission voit le jour à l'ONU (Organisation des Nations Unies) en 1978. Elle va plancher sur une déclaration solennelle concernant les droits de l'enfant.
Il faudra attendre 11 ans pour que la convention internationale des droits de l'enfant voit enfin le jour le 20 novembre 1989 !
A ce jour 192 pays ont ratifié cette Convention les obligeant ainsi à mettre leurs lois en conformité avec ce texte. C'est la convention la plus ratifiée de toute l'histoire. Il est intéressant de noter que les États Unis ne l'avaient pas signée car elle interdit la peine de mort pour les mineurs. Les États Unis ont aboli la peine de mort pour les mineurs en janvier 2005 mais, à ce jour, n'ont toujours pas ratifié la convention.
Quelques que soient les limites qu'impose tout accord international, cette convention n'a pas finit d'encourager et de nourrir bien des luttes.
La Convention des droits de l'enfant
texte adopté, en 1989, par les Nations Unies (ONU), qui a pour objectif de protéger les droits des enfants dans le monde et d'améliorer leur vie. 191 États ont ratifié la Convention.
Article 1 : définition de l'enfant
La convention te concerne si tu as moins de 18 ans
(sauf si ton pays t'accorde la majorité plus tôt).
Article 2 : Tu as droit à la non-discrimination
Tous les droits énoncés par la Convention doivent t'être accordés ainsi qu'à tous les autres enfants, filles et garçons, quelle que soit leur origine ou celle de leur parents. Les États s'engagent à ne pas violer tes droits et à les faire respecter pour tous les enfants.
Article 3 : Tu as droit au bien-être
1) Toutes les décisions qui te concernent doivent tenir compte de ton intérêt.
2) L' État doit te protéger et assurer ton bien-être si tes parents ne peuvent le faire.
3) L' État est responsable des institutions (école, police, justice...) chargées de t'aider et de te protéger.
Article 4 : Tu as droit à l'exercice de tes droits
L' État doit faire le nécessaire pour que tu puisses exercer tous les droits qui te sont reconnus par cette Convention.
Article 5 : Tu as droit au développement de tes capacités
L' État doit respecter le droit et le devoir de tes parents d'assurer le développement de tes capacités.
Article 6 : Tu as droit à la vie et au développement
1) Comme tout enfant, tu as droit à la vie
2) L' État doit assurer ta survie et ton développement.
Article 7 : Tu as droit à un nom et une nationalité
1) Dès ta naissance, tu as droit à un nom et à une nationalité. Tu as le droit de connaître tes parents et d'être élevé(e) par eux.
2) Les États doivent respecter cela, même si tu es apatride
(sans pays).
Article 8 : Tu as droit à la protection de ton identité
L' État doit te protéger et, le cas échéant, t'aider à conserver ton identité, ta nationalité, ton nom et tes relations familiales.
Article 9 : Tu as le droit de vivre avec tes parents
1) Tu as le droit de vivre avec tes parents, sauf si cela est contraire à ton intérêt
(si tes parents te maltraitent ou te négligent par exemple).
2) Tu as le droit de donner ton avis et de participer à toute décision concernant une éventuelle séparation de tes parents. Ils ont aussi le droit de donner leur avis et de participer à une telle décision.
3) Si tu es séparé de tes deux parents, ou de l'un d'eux, tu as le droit de les - ou de le - voir régulièrement, sauf si cela est contraire à ton intérêt.
4) Tu as le droit de savoir où se trouvent tes parents, - s'ils sont, par exemple, détenus ou exilés - sauf si cela est contraire à ton intérêt.
Article 10 : Tu as le droit à retrouver ta famille
1) Tu as le droit de quitter un pays et d'entrer dans un autre pour retrouver tes parents. Tes parents ont le même droit.
2) Si tu habites dans un autre pays que tes parents, tu as le droit d'avoir des contacts réguliers avec eux. Tu as le droit de les rejoindre.
Article 11 : Tu as droit à la liberté de déplacement
1) Personne ne peut t'enlever de ton pays ou s'opposer (ne pas être d'accord) à ton retour dans ton pays.
2) Les États doivent trouver des solutions à ce sujet.
Article 12 : Tu as droit à la liberté d'opinion
1) Dès que tu en es capable, tu as le droit de donner ton avis à propos de tout ce qui te concerne.
2) Les États doivent te garantir ce droit.
Article 13 : Tu as droit à la liberté d'expression
1) Tu as le droit à la liberté d'expression, tu as le droit de recevoir et de répandre des informations.
2) Il y a cependant des limites à ta liberté d'expression :
- tu dois respecter les droits et la réputation des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.
Article 14 : Tu as droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion
1) Tu as droit à la liberté de pensée et de conscience, tu peux pratiquer une religion.
2) Tes parents ont le droit et le devoir de te guider dans l'exercice de ce droit, en fonction de tes capacités.
3) Ta liberté de pratiquer une religion et de manifester tes convictions (ce que tu penses) a des limites :
- tu dois respecter les libertés et les droits des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.
Article 15 : Tu as droit à la liberté d'association
1) Tu as le droit de t'associer à d'autres personnes et de participer à des réunions.
2) Ta liberté de réunion et d'association a des limites :
- tu dois respecter les libertés et les droits des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.
Article 16 : Tu as le droit à la protection de ta vie privée
1) Personne ne peut illégalement
(en dehors de la loi) intervenir dans ta vie ou celle de ta famille. Ton domicile, ta correspondance sont également protégés. Il en est de même pour ton honneur (ta morale) et ta réputation.
2) La loi doit te protéger sur ces différents points.
Article 17 : Tu as droit à l'information
Tu as le droit de recevoir une information (médias) diversifiée
(de toute sorte) et objective
(pas déformée). En particulier, cette information élargira ta culture
(tes connaissances) et assurera ta santé physique et mentale.
Les États encourageront les médias (radios, télévisions, journaux..) à te présenter des informations qui te seront utiles, qui favoriseront ta connaissance et ta compréhension des autres cultures. Ils encourageront la production de livres pour les enfants. L'information te sera communiquée dans ta langue, même si elle est minoritaire (par exemple le Français est minoritaire par rapport à l'Anglais au Canada). L' État doit te protéger contre les informations qui pourraient te nuire.
Article 18 : La responsabilité de tes parents
1) Ce sont tes parents ou leurs représentants légaux qui ont la responsabilité de t'élever et d'assurer ton développement.
2) L' État doit aider tes parents dans cette mission en créant des institutions et des services chargés de veiller à ton bien-être.
3) Si tes parents travaillent tous les deux, l' État doit les aider plus particulièrement.
Article 19 : Tu as le droit d'être protégé contre les mauvais traitements
1) L' État doit te protéger contre toutes les formes de violence et de brutalités physiques ou mentales. Il doit te protéger contre l'abandon, la négligence, les mauvais traitements, l'exploitation et la violence sexuelle, que tu sois sous la garde de tes parents ou toute autre personne.
2) L' État fera en sorte que de telles situations ne se produisent pas. Si cela devait cependant arriver, il devrait s'occuper de toi.
Article 20 : Tu as le droit à une protection même si tu n'as pas de famille
1) Si tu n'as plus de famille, l'État doit te protéger et t'aider.
2) L' État te donnera une protection de remplacement.
3) Cette protection devra tenir compte de ton passé et de ta culture.
Article 21 : Tu as droit à l'adoption
L'adoption ne peut-être autorisée que dans ton intérêt.
a- Elle ne peut se faire sans le consentement des personnes qui sont responsables de toi.
b- Elle peut se faire dans un autre pays que le tien, si c'est la meilleure solution pour toi.
c- Il doit t'être accordé les mêmes droits que si tu avais été adopté dans ton pays d'origine.
d- Les personnes qui t'adopteront ne pourront tirer aucun profit matériel (par exemple gagner de l'argent) de cette adoption.
e- Les États prendront accord pour que ton adoption se fasse, avec l'accord des autorités, par des organismes compétents.
Article 22 : Les droits de l'enfant réfugié
1) Tu as le droit d'être considéré comme réfugié. Tu seras protégé par le droit international
(lois communes à tous les pays), que tu sois seul, accompagné de tes parents ou d'autres adultes.
2) Les États et les organisations internationales
(l'UNICEF par exemple) devront t'aider si tu es dans une telle situation. Ils devront t'aider à retrouver tes parents, ta famille. Si ta famille ne peut être retrouvée, tu seras protégé et tes droits seront reconnus.
Article 23 : Les droits de l'enfant handicapé
1) Si tu es handicapé mentalement ou physiquement, tu as le droit de mener une vie décente
(la meilleure possible) dans la dignité pour parvenir à un maximum d'autonomie (faire le maximum de choses tout seul). Tu dois pouvoir participer à la vie de la collectivité (par exemple : déplacements sans problème si tu es en fauteuil roulant).
2) Les États doivent te reconnaître, ainsi qu'à tous les enfants handicapés, le droit de bénéficier de soins spéciaux. Si nécessaire, une aide supplémentaire sera accordée à tes parents ou aux personnes qui te gardent.
3) Cette aide sera, si nécessaire, gratuite afin de t'assurer le droit à l'éducation, à la formation, à la santé, à la rééducation, à l'emploi, aux loisirs, à l'intégration sociale (ne pas rester isolé), ainsi qu'à l'épanouissement personnel (être mieux mentalement).
4) Les États échangeront toutes les informations utiles pour aider les enfants handicapés. Les pays en développement
(les plus pauvres) seront particulièrement aidés.
Article 24 : Tu as droit à la santé et aux services médicaux
1) Les États assureront en priorité :
* la réduction de la mortalité infantile;
* le développement de soins primaires;
* le développement de soins préventifs (éviter la maladie) et la lutte contre la malnutrition (la faim) ;
* le développement de l'aide aux mamans, avant et après l'accouchement (la naissance) ;
* le développement de l'information sur la santé, la nutrition et l'hygiène ;
* le développement de la planification familiale.
2) Les États aboliront les pratiques traditionnelles dangereuses pour la santé des enfants
(par exemple l'excision des petites filles).
Article 25 : Tu as droit à la révision de ton placement
Les États te reconnaissent, en cas de placement - et quelle que soit la raison de ton placement - le droit à un examen périodique de l'évolution de ta situation.
Article 26 : Tu as droit à la sécurité sociale
1) Tu as le droit de bénéficier de la sécurité sociale. Les États doivent te garantir ce droit.
2) Les États doivent t'aider en fonction de ta situation et de celle des personnes responsables de toi.
Article 27 : Tu as droit à un niveau de vie décent
1) Tu as le droit à un niveau de vie décent. Tu dois pouvoir te développer normalement sur le plan physique, mental, spirituel, moral et social.
2) Ce sont d'abord tes parents qui sont responsables de ton développement.
3) Si nécessaire, les États devront aider tes parents ou les personnes responsables de toi. Ils accorderont la priorité à l'alimentation, à l'habillement et au logement.
4) Les États te garantissent le droit à la pension alimentaire. Les États s'organiseront pour t'assurer ce droit, où que tu sois.
Article 28 : Tu as droit à l'éducation
1) Les États te reconnaissent le droit à l'éducation, sur la base du principe de l'égalité des chances. Pour cela :
a) tu dois pouvoir fréquenter gratuitement l'enseignement primaire. Cet enseignement est obligatoire ;
b) tu as le droit d'accéder à l'enseignement secondaire. Il doit être gratuit, sinon, des aides doivent t'être accordées ;
c) l'enseignement supérieur t'es également accessible ;
d) tu as le droit à une orientation scolaire et professionnelle ;
e) tout doit être fait pour t'encourager à fréquenter l'école.
2) La discipline scolaire doit respecter tes droits et ta dignité.
3) Les États doivent coopérer (travailler ensemble) pour éliminer l'ignorance et l'analphabétisme (absence d'instruction) dans le monde et pour développer l'accès aux connaissances scientifiques et techniques. Les pays en développement doivent être aidés.
Article 29 : Les objectifs de ton éducation
Ton éducation doit viser à :
a) épanouir ta personnalité et tes potentialités ;
b) t'inculquer (te faire comprendre) le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales (les plus importantes) ;
c) t'inculquer le respect de ta culture d'origine et d'adoption ;
d) te préparer à assumer tes responsabilités dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité et d'amitié entre tous ;
e) t'inculquer le respect du milieu naturel.
Article 30 : Les droits des enfants de minorités ou de populations autochtones (*)
Même si tu appartiens à une minorité ethnique, religieuse ou linguistique , tu as le droit d'avoir ta vie culturelle, de pratiquer ta religion - si tu en as une - et d'utiliser la langue de ton groupe.
(*) Personnes qui habitent dans le pays depuis toujours
(exemple les Aborigènes d'Australie)
Article 31 : Tu as droit aux loisirs
1) Tu as le droit au repos, aux loisirs, au jeu, aux activités récréatives. Tu as le droit de participer librement aux activités artistiques et culturelles.
2) Les États doivent protéger ce droit et encourageront toutes les initiatives favorisant le développement de ce droit.
Article 32 : Tu as droit à la protection contre l'exploitation
1) Tu dois être protégé contre l'exploitation. Tu ne peux accomplir de travail dangereux ou nuisant à ton éducation, à ta santé et ton développement.
2) Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour te protéger :
a- ils fixeront un âge minimum à partir duquel tu pourras travailler
(en France par exemple l'âge minimum est de 16 ans) ;
b- ils établiront des règlements concernant les heures et les conditions de travail
(c'est le cas par exemple, toujours en France, pour les enfants artistes) ;
c- ils puniront ceux qui ne respecteront pas ces règles.
Article 33 : Tu as droit à la protection contre la drogue
Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour te protéger de toutes les drogues. Ils empêcheront que tu sois utilisé dans la production et le trafic de drogue.
Article 34 : Tu as droit à la protection contre l'exploitation sexuelle
Tu as le droit d'être protégé contre toutes les formes d'exploitation ou de violences sexuelles. Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour que :
- tu ne sois pas incité(e) (qu'on te donne envie) ou contraint (que tu sois obligé(e)) à te livrer à une activité sexuelle illégale ;
- tu ne sois pas exploité(e) à des fins de prostitution ;
- tu ne sois pas exploité(e) dans des productions pornographiques (films et photos).
Article 35 : Tu as droit à la protection contre la vente
Tu ne peux être enlevé ou vendu. Aucun commerce d'enfant ne peut être organisé.
Article 36 : Tu as le droit à la protection contre les autres formes d'exploitation
Tu dois également être protégé contre toutes les autres formes d'exploitation
(utilisation de toi à des fins commerciales par exemple).
Article 37 : Tu as droit à la protection contre la torture et la privation de liberté
1) Tu ne peux pas être soumis à la torture ou à une peine cruelle, dégradante. Tu ne peux pas être exécuté (tué après une condamnation à mort) ou emprisonné à vie.
2) Tu ne peux pas être arrêté arbitrairement
(sans raison). Ta détention doit être la dernière solution possible. Elle doit être aussi courte que possible.
3) Si tu es privé de ta liberté, tu dois être traité humainement et avec le respect de ta dignité d'être humain. Il doit être tenu compte des besoins de ton âge. Tu seras séparé des adultes. Tu auras le droit de rester en contact avec ta famille
(sauf cas exceptionnels dans ton intérêt).
4) Si tu es privé de liberté, tu as droit à diverses formes d'assistance. Tu as le droit de contester les raisons de ton enfermement devant un tribunal. Toutes les décisions qui concernent ta privation de liberté doivent se prendre dans les meilleurs délais.
Article 38 : Tu as droit à la protection en cas de conflits armés
1) En cas de conflit, les États doivent te protéger par le respect des règles du droit humanitaire international.
2) Si tu as moins de 15 ans, les États doivent éviter que tu participes directement aux hostilités.
3) Si tu as moins de 15 ans, tu ne peux pas être enrôlé(e) (recruté(e)) dans une armée. Si les États incorporent des jeunes de 15 à 18 ans, ils doivent en priorité enrôler les plus âgés.
4) Si tu es concerné par un conflit armé, les États ont l'obligation de te protéger et de te soigner.
Article 39 : Tu as droit à la réadaptation et à la réinsertion
Les États doivent t'aider à te réadapter et à te réinsérer socialement (t'aider à retrouver une vie normale), si tu as été victime de négligence, d'exploitation, de sévices, de tortures ou de toute autre forme de traitements cruels.
Article 40 : La justice et les droits des mineurs
1) Si tu es suspecté ou reconnu coupable d'avoir commis un délit (vol, crime...), tes droits fondamentaux doivent être respectés. Il doit être tenu compte de ton âge et tout doit être fait pour que tu réintègres la société.
2) Pour cela les États devront veiller :
a) à ce que tu ne sois pas accusé injustement;
b) à ce que tu bénéficies de garanties telles que :
* être présumé(e) innocent(e) jusqu'à preuve du contraire (penser que tu peux être innocent jusqu'à ce qu'on te déclare coupable dans un tribunal)
* être informé(e) des accusations portées contre toi
* avoir un procès juste et équitable, qui tienne compte de ton âge et de ton intérêt
* avoir droit à une procédure qui tienne compte de ton âge,
* avoir la possibilité d'aller en appel;
* te faire assister par un avocat
* te faire assister, si nécessaire, d'un interprète,
* avoir droit au respect de ta vie privée.
3) Les États doivent adopter des lois et des procédures adaptées à ton âge ;
En particulier, ils devront :
a- définir l'âge en dessous duquel on ne pourra pas considérer que tu enfreins la loi,
b- prendre des mesures pour s'occuper de toi, sans devoir passer par la voie de la justice, en respectant bien sûr tous tes droits.
4) Les États doivent organiser un système d'encadrement et d'éducation pour assurer ton bien-être, en fonction de ta situation et de l'infraction que tu as commise.
Article 41 : Tu as droit à la protection la plus favorable
Si la loi en vigueur dans ton pays t'est plus favorable que le texte de la présente Convention, c'est la loi la plus favorable de ton pays qui doit être appliquée.
Article 42 : La diffusion des droits
Les Etats doivent faire connaître le texte de cette Convention aussi bien aux adultes qu'aux enfants
Posté le 22.06.2007 par citoyenne
Le viol est un crime. Il porte très gravement atteinte à la dignité de la personne. Ses répercussions psychologiques, morales et sociales sur la vie des victimes sont considérables, surtout lorsqu'elles n'osent pas en parler et que, de ce fait, aucune aide adéquate ne peut leur être apportée.
Au moins 25.000 cas de viols en France chaque année
Un peu plus de 8.000 seulement sont recensés "officiellement"
Une femme violée toutes les deux heures
En 2005, selon L'Express du 10 novembre 2006, 4412 affaires de viol commis sur des personnes majeures ont été répertoriées par le ministère de l'Intérieur à travers la France, soit une agression toutes les deux heures. Un chiffre qui a doublé en une décennie, puisque près de 2000 agressions de ce type avaient été comptées en 1994 - une progression qui peut aussi signifier que davantage de victimes portent plainte.
D'après les statistiques du ministère, 70 % des affaires ont été élucidées au niveau national, 2932 agresseurs présumés ayant été interpellés. Parmi eux, 75 mineurs, 58 femmes et 634 étrangers. 800 personnes ont été écrouées. Le violeur est généralement un homme âgé de 20 à 40 ans, issu d'un milieu social défavorisé. Il agit souvent dans les appartements des victimes, les parkings, les squats, les halls ou caves d'immeubles. Mise en place cette année, la cellule informatique Corail permet aux enquêteurs d'effectuer automatiquement les recoupements des dossiers criminels. Cet outil de recherche a permis la capture de plusieurs suspects, comme le "violeur aux brindilles", auteur de trois viols perpétrés ces dernières années dans les Hauts-de-Seine ou sur un violeur en série qui sévissait dans Paris depuis 1994.
Vous trouverez ci-dessous quelques chiffres issus du Bulletin 2000 du Collectif Féministe contre le Viol (rapport statistiques 1998) qui gère
le numéro vert SOS Viols 0.800.05.95.95.
En 1998,
1.865 viols et autres agressions sexuelles ont été dénoncées à la permanence téléphonique. Les données qui suivent proviennent de l'analyse statistique de ces appels (plus des statistiques ministérielles).
Age des victimes au moment de l'agression
Adultes (> 18) = 32,7 %
Ados (15-18) = 11,9 %
Enfants (< 15) = 45,9 %
Inconnu = 9,5 %
Sexe des victimes
Sexe féminin : 91,2 %
Sexe masculin : 8,8 %
L'
âge moyen et l'
apparence extérieure dite
attirante (beauté) ou séductrice (minijupe, maquillage, talons hauts, ...)
ne sont en aucune façon des facteurs déterminants dans le choix par l'agresseur de ses victimes (pas plus que le satut socio-économique : toutes les situations sont représentées), contrairement aux
stéréotypes.
Par ailleurs, dans
74 % des cas,
la victime connaît ou connaissait
son agresseur (pourcentage qui comprend bien entendu les viols sur mineurs - généralement commis par l'entourage proche - mais aussi les abus sexuels commis par abus de confiance, chantage, menace, surprise, violence par des personnes que les victimes connaissent - conjoint, collègue de travail, proche de la famille, médecin ou soignant, etc.). Par voie de conséquence, l'agresseur n'est donc un inconnu que dans 26 % des cas ...
Lieu de l'agression
Domicile de la victime ou de l'agresseur : 67,7 %
Rue : 3,7 %
Bois, bord de route : 2,2 %
Transport en commun : 1,5 %
Parking : 0,6 %
Institution scolaire ou parascolaire : 3,3 %
Les agressions sexuelles sont commises le jour dans 45,7 % des cas, la nuit dans 54,3 %
Les études montrent que la plupart des
agressions sont
préméditées, une réalité qui vient invalider le fait que le viol correspondrait à une
"pulsion irrépressible et incontrôlable".
Posté le 22.06.2007 par citoyenne
Les racines de François Bayrou sont pyrénéennes, terriennes et culturelles. Il est né à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), le 25 mai 1951, dans une famille d'agriculteurs. Il fait ses études au lycée de Nay, puis à Bordeaux.
En 1974, il est agrégé de lettres. La mort de son père, qui se tue dans un accident du travail, l’oblige à mener de front son métier de professeur et la responsabilité d’une exploitation agricole, dans le village où il est né. Sa femme Elisabeth et lui ont six enfants et pas mal de petits-enfants…
Jeune militant, éditorialiste, François Bayrou est élu député en 1986, président du Parlement de Navarre en 1992.
Passionné par la lutte contre l’illettrisme, il est ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997. Secrétaire général de l’UDF en 1989, il est élu président de Force démocrate en 1994. Il préside l'UDF depuis 1998, à la suite de la crise provoquée par l’élection de présidents de région avec les voix des élus FN. Il est candidat aux élections européennes de 1999. En 2002, il se présente à l' élection présidentielle où il rassemble deux millions de voix. Entouré d’une équipe expérimentée, il défend l'indépendance de l’UDF et le pluralisme pendant toute la législature.
Il a écrit une dizaine d’ouvrages politiques et historiques, notamment sur Henri IV, les guerres de religion et les grands enjeux politiques. Il est en même temps un croyant et un défenseur de la laïcité.
Ses passions : la littérature, la poésie, et les chevaux. Il aime mener, à la pointe de la plume, les combats culturels ou politiques.
« Quelque chose a changé ma vie : l’amour de la lecture »
(
François Bayrou étudiant)
« J’ai découvert à l’école quelque chose qui a changé ma vie : l’amour de la lecture. A partir du moment où j’ai su lire — disons, six ans — j’ai toujours cherché mon évasion dans les livres. L’institutrice était une maîtresse comme à l’époque, avec ce qu’il faut de distance et de respect. C’était formidable. »
« Durant la semaine, mes parents me fichaient une paix royale, persuadés que je faisais mes devoirs, ce dont, bien sûr, je me dispensais. Heureusement, j’avais des petites copines accueillantes qui me laissaient recopier. Au pire, je rédigeais mes devoirs pendant la récréation. »
« Je crois que j’aurais pu être un bon mathématicien. Mais j’ai complètement décroché en classe de troisième, lorsque nous commençâmes à aborder sinus et cosinus : ce machin sur un cercle me laissait de marbre, et j’ai jugé qu’à partir de ce moment-là je ne m’occuperais plus que de lettres. »
« Jean Biès (qui a été mon professeur de Français au collège et au lycée) a déchiré devant moi le rideau dans lequel on enferme les enfants à l’école. Il m’a fait appréhender d’autres civilisations, d’autres penseurs, l’Inde, ses philosophes, l’islam, le judaïsme, les grandes œuvres de l’Antiquité. Il savait écouter ses élèves, leur permettre de s’épanouir à leur rythme. »
Son camarade Hervé Fourtina raconte : « Au lycée, c’était quelqu’un de très rieur. Les autres aimaient bien sa compagnie. Il avait fait beaucoup d’efforts pour s’intégrer, même jouer au rugby. En terminale, François avait pleinement acquis ce côté organisateur et verbalisateur de la pensée des autres. Bayrou était la référence pour beaucoup de filles. »
Posté le 21.06.2007 par citoyenne
Rachida Dati s’est vue confier le portefeuille de la Justice au sein de la nouvelle équipe gouvernementale française. Elle est l’une des sept femmes ministres d’un gouvernement que le président Nicolas Sarkozy a voulu paritaire. C’est la première fois qu’une fille d’immigrée a la charge d’un grand ministère français. Magistrate, porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, Rachida Dati est née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire) d’un père marocain, maçon, et d’une mère algérienne, femme au foyer. A sa mort, Rachida Dati, deuxième enfant de la famille veillera à l’éducation de ses onze frères et sœurs. Le travail, tout comme la volonté d’échapper à une sorte de fatalité sociale, ont toujours été les moteurs de sa vie.
La femme qui provoquait son destin
Née d'un père marocain maçon, une mère algérienne analphabète, le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire) , elle mènera dès l’âge de 16 ans une activité professionnelle et ses études sans perdre de vue ses ambitions qu’elle nourrit au travers d’une lecture assidue du Who’s who (elle en fait d’ailleurs désormais partie). Les parcours qui y sont compilés sont une source d’inspiration permanente pour la jeune française. Aide-soignante, la nuit, depuis déjà quatre ans et demi, elle décide de changer son destin en provoquant une rencontre avec le ministre Albin Chalandon, à l’époque garde des Sceaux, lors d’une réception à l’ambassade d’Algérie à Paris. Elle lui demande son aide et l’obtient.
Armée de son Deug d’économie obtenu à l’université de Dijon, elle intègre alors comme comptable la direction financière d’Elf. Quelques années plus tard, en 1989, elle rencontre Jean-Luc Lagardère et rentre chez Matra un an plus tard. Elle y sera auditeur et obtient le financement de son MBA. Cette même fonction, elle l’occupera aussi pendant un an, à Londres, à la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) avant de devenir la secrétaire générale d’un bureau d’études de la Lyonnaise des eaux. Là, elle fait un rapport sur la politique de la ville pour Simone Veil dont elle se rapproche et qui lui conseillera comme Pierre de Bousquet, un proche de Jacques Chirac, et Marceau Long, ancien vice-président du Conseil d’Etat, de devenir magistrate. Toute l’existence de Rachida Dati est émaillée de ces rencontres souhaitées ou fortuites dont elle a su tirer parti tout en suscitant de la sympathie chez ses interlocuteurs.
Une profonde admiration pour Nicolas Sarkozy
Titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et d’une autre en droit public, elle suit le conseil et rentre à l’Ecole nationale de la magistrature en 1997. Elle prêtera d’ailleurs serment, en 1999, dans la robe de magistrat de Simone Veil. Rachida Dati commence sa carrière comme auditeur de justice au tribunal de grande instance de Bobigny avant de devenir juge de la Cour d’appel d’Amiens et substitut du procureur de la République au tribunal de grande instance d’Evry. Entre temps, en 1996, elle a rencontré, pour la première fois, Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Rachida Dati, comme elle l’a toujours fait, lui proposera plus tard ses services pour finalement le rejoindre en 2002 au ministère de l’Intérieur.
La magistrate, spécialisée en finances, y est chargée des liens avec les jeunes. En 2005, elle se verra confier le projet de loi sur la prévention de la délinquance. « Je suis fascinée par le parcours de Nicolas Sarkozy, confiait-elle au Nouvel Economiste à propos du nouveau président. C’est quelqu’un à qui l’on n’a jamais rien donné. Il a tout eu à l’arraché, avec succès. Il y a quelque chose chez lui qui fait écho chez moi : le refus de la fatalité, peut-être. J’ai un attachement pour lui au-delà de son engagement politique. » Elle sera sa porte-parole durant la campagne présidentielle. Rachida Dati est membre du club Le Siècle, un think-thank qui rassemble plusieurs dirigeants français, et est à l’origine de la création du Club XXIe siècle. Ce dernier regroupe des personnalités qui souhaitent valoriser la diversité au sein de la société française. Un combat qui trouve un écho retentissant avec son arrivée à la tête du ministère de la Justice.
Posté le 19.06.2007 par citoyenne
François Bayrou, très affaibli avec seulement une poignée de députés, va tenter de faire vivre son nouveau Mouvement démocrate, avec l'espoir de se refaire une santé aux scrutins municipaux et cantonaux de 2008.
L'UDF-MoDem sort essoré des législatives, avec seulement quatre députés: François Bayrou et Jean Lassalle, réélus dans les Pyrénées-Atlantiques, et deux nouveaux élus, Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine) et Abdoulatifou Aly (Mayotte).
Jean-Christophe Lagarde a pour sa part été réélu en Seine-Saint-Denis, où il avait été investi par le MoDem. Mais les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, qui ont formé le Nouveau Centre, s'attendent à ce qu'il rejoigne leur futur groupe, composé pour l'heure de 21 députés.
François Bayrou va en revanche se retrouver sans groupe parlementaire à l'Assemblée, alors que le nombre de députés UDF était de 29 dans la précédente législature.
Des critiques s'élèvent par ailleurs des rangs des sénateurs UDF. Jean Arthuis a estimé lundi que la "stratégie d'autonomie du centre a montré ses limites", et annoncé une réunion mardi soir visant à clarifier la position du groupe sénatorial "vis-à-vis du gouvernement et de François Bayrou".
Le leader centriste, qui savait que cette élection serait "la plus difficile" pour son nouveau parti, se retrouve confronté à une nouvelle traversée du désert malgré son score de 18,57% à la présidentielle, et l'intérêt suscité par le MoDem, qui revendique 78.000 demandes d'adhésion dont 42.000 confirmées (davantage que les 31.000 adhérents de l'UDF de janvier 2006).
Les fidèles de M. Bayrou expliquent ce paradoxe par l'absence de proportionnelle aux législatives.
"Nous demandons que très vite soit mise en place une réforme de la loi électorale qui permette une meilleure adéquation entre le vote des Français et le résultat à l'Assemblée nationale", a réaffirmé lundi Michel Mercier, président du groupe UDF au Sénat.
Mettant ce scrutin difficile derrière eux, les proches du leader centriste se projettent dans l'avenir.
"Nous allons travailler à la construction de ce mouvement, dont les Français reconnaissent qu'il doit être autonome, et préparer les prochaines échéances électorales", a indiqué la député européenne Marielle de Sarnez, bras droit de M. Bayrou.
Elle faisait référence à un sondage CSA selon lequel 63% des Français souhaitent que le fondateur du MoDem reste autonome, seulement 14% souhaitant qu'il se rapproche du PS, et 15% de la majorité présidentielle.
"Tous les rendez-vous électoraux qui sont devant nous sont désormais des rendez-vous pour le Mouvement démocrate", affirmait dimanche soir M. Bayrou, en allusion notamment aux élections municipales de 2008, au mode de scrutin proportionnel.
En ce qui concerne la rampe de lancement du MoDem, des "assises" sont prévues à la rentrée pour fixer les orientations du parti, censé rompre avec l'image de l'UDF trop ancrée à droite.
L'analyse du scrutin de dimanche montre d'ailleurs que les électeurs du MoDem au premier tour ont voté à 55% pour un candidat de gauche, et seulement à 28% pour un candidat de droite, selon CSA.
Ils ont donc joué un rôle non négligeable dans le renversement de tendance entre le premier et le deuxième tour des législatives, qui a donné une majorité moins forte que prévu à l'UMP.